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statut : invité
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Scie à chantourner |
#1 |
Message de
Dni
, posté le 22/03/2008 à 19:50 |
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Bjr,
Je viens d'acquérir une scie à chantourner Feider et la notice est très prolixe en conseils de sécurité mais avare en conseils d'utilisation, étant novice dans l'utilisation de cet outil, je voudrais avoir quelques conseils pour éviter les gaffes...
- comment savoir si la lame est "bien" tendue - quelle lame pour quel usage - quelle vitesse (variateur ) pour quel usage - comment fixer et régler les lames "lisses"
D'avance merci
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Scie à chantourner |
#2 |
Message de
Pie
, posté le dimanche 23 mars 2008 à 09:18 |
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Bjr (Brrr, ça caille ce morningue) et JP ( Joyeuses Pâques, Jean Pierre. Voire JPP, Joyeuses Petites Pâquerettes, ô entraîneur du RCL)
La notice des roll's hégnérienne n'est guère plus bavarde.
La tension se règle au feeling, un peu plus fortement avec une lame à grosse denture. En donnant une chiquenaude, la lame doit produire une légère vibration, un "Zwiiing" caractéristique en s'arquant de 2 ou 3 mm. Si le chantournage est particulièrement sinueux, la tension sera réduite d'un poil de tour par rapport à une coupe plus rectiligne ( tout cela étant aussi relatif quela subordonnée du même tonneau ; tu ne vas pas modifier la tension en pleine coupe)
Pour les types de lames, plus le n° est petit, plus la lame est fine. Etant entendu qu'une grosse lame ( disons au-dessus 5 et +) sera plus mordante dans les fortes épaisseurs, mais laissera un trait de scie plus large, plus grossier. Encore une question de feeling selon l'objectif de la coupe.
Variateur : je ne connais qu'une vitesse : pied au plancher (cela étant, pour le métal, il faut réduire, mais je manque d'expérience avec ce matériau)
Fixation : je ne connais que les pivots Arabel en usage sur Hegner. C'est bien ce système de pivotement angulaire qui fait une bonne partie de l'avantage et de la réputation des Hegner. La fixation se fait par serrage de la lame introduite dans la fente. Delta= un peu différent, mais principe de serrage identique.
Lames : il existe aujourd'hui une grande variété de lames: à denture simple, double, inversée etc. En tous les cas, la gamme des lames à ergots est nettement moins fournie, moins pratique que celle des lisses. Pour un bon aperçu visuel de ces dentures : googler sur scoll saw+ blades
Marques : on te parlera de Pebeco, parce qu'elles sont associées à Hegner ; je suis moins enthousiaste sur ces dernières depuis que j'ai connu les lames Pegas ( made en Suisse ) et Flying Dutchman (de fabrication allemande). Les Olson sont réputées également dans l'univers des scrollers. En GSB, tu trouveras des Bahco suédoises ; pour le tout venant, elles conviennent.
2 trucs si tu débutes : a, b et c en toute logique mousquetaires : a) prendre l'habitude dès que tu montes une lame neuve, de poser une pierre à aiguiser (diamantée grain moyen, si possible) sur la table, au dos de la lame. Mettre en marche. La lime va éliminer les aspérités souvent imperceptibles à l'oeil, laissées sur le dos d'icelle par l'usinage en série et qui peuvent freiner un travail soigné. b) fabriquer une fausse table. La partie véritablement utile de ta lame n'excèdera pas quelques dizaines de mm, en fonction de l'ampleur du mouvement oscillatoire. Ce sont les dents de ces 2 ou 3 cm qui s'useront au fur et à mesure. Toutes les autres dents de la lame resteront "neuves". Comme si t'avais les incisives mités par les caries dans un clapoir où les molaires auraient conservé leur éclat Colgate d'origine. En plaçant une fausse table en CP ou mélaminé de 20mm posé sur la table d'origine, tu feras travailler une nouvelle série de dents, prolongeant d'autant la durée et l'efficacité d'une lame. c) pour faciliter la "glisse" de la lame dans le bois, il convient - quand les pièces découpées ne sont ni trop fines, ni trop petites- de couvrir le verso de la pièce de scotch ( le brun, dit d'emballage). L'adhésif va agir comme un lubrifiant. Le décollage postérieur va certes prendre un peu de temps ; mais selon la nature du travail, le jeu peut en valoir la chandelle.
Voilà, j'étais dans une courte période de verve pascale. C'était l'épître de St Popaul aux Corinthiens (mine de rien, les termes à connotation érotique sont assez nombreux dans une réponse qui ne se voulait que technique au départ)
Allez en paix mes frères chantourneurs (de psaumes)
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Scie à chantourner |
#3 |
Message de
aspiro83
, posté le dimanche 23 mars 2008 à 10:24 |
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Bonjour
Un vrai poême " é PIE que " que les renseignements fournis par Pie . Conseils que je mettrai en application si achat d'une telle scie . Mais , juste une petite question , dans la logique mousquetaire le point c que j'appellerai Aramis ,pourquoi ne pas utiliser un produit de "glisse" du bois comme un de ceux employés sur les tables machines . Bonnes fêtes de Pâques à toutes et à tous
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Scie à chantourner |
#4 |
Message de
Pie
, posté le dimanche 23 mars 2008 à 12:06 |
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Bon appétit,
En fait je pense que sur la scie à chantourner c'est la lame qui doit être constamment " graissée", rôle que ne peut remplir un produit de glisse pour table de dégau sur laquelle c'est le bois qui doit glisser. L'idée du scotch brun n'est d'ailleurs pas de moi, mais je l'ai lue dans un des nombreux bouquins de feu Spielman et elle se retrouve systématiquement rappelée dans les 2 revues américaines que je connais . ScrollSaw voir : lien : www.scrollsawer.com ... et Creative woodworks crafts : voir : lien : www.woodworksandcrafts.com ...
A+
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